Azuré commun sur Silène enflé

Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, – S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur, – Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, – S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles, – Voilà du papillon le destin enchanté! – Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose, – Et sans se satisfaire, effleurant toute chose, – Retourne enfin au ciel chercher la volupté! (Alphonse de Lamartine)

800 Azuré commun sur Silène enflé Quartier Royal 8.2018 © Patrick Vandendael 5

Rue de l’Augette

Ayant rompu le pain sur la table modeste, – Au soleil de midi, la maison fait la sieste, – Silence et quiétude : à peine un tiède vent, – Soulève la persienne en éventail mouvant, – Il répand, sous le toit où son souffle pénètre, – Le chaud parfum des fleurs qui longent la fenêtre (Joseph Autran)

Rixensart

Nuages noctiluques

La pensée se forme dans l’âme comme les nuages se forment dans l’air (Joseph Joubert)

Noctiluques23h45V2 Sentier vicinal © Simon-Pierre Gorza

Les nuages noctiluques sont des nuages qui se forment à très haute altitude (80 km) et qui sont constitués de cristaux de glace d’eau de moins d’un dix millième de millimètre. Ceux-ci sont assez rares, même s’ils s’observent de plus en plus souvent. La période autour du solstice d’été est la plus propice pour les voir sous nos latitudes car pour qu’ils deviennent visibles, le soleil doit être sous l’horizon et les éclairer par en dessous (Simon-Pierre Gorza).

Gare de Genval

Sous les herbes, – Ça se cajole, – Ça s’ébouriffe et se tripote, – Ça s’étripe et se désélytre, – Ça s’entregrouille et s’entrefouille, – Ça s’écrabouille et se barbouille, – Ça se chatouille et se dépouille, – Ça se mouille et se déverrouille, – Ça se dérouille et se farfouille, – Ça s’épouille et se tripatouille. – Et du calme le pré, – Est la classique image (Guillevic)

Gare de Genval 5.2019 © Francis Broche