Nébuleuse de l’étoile flamboyante

Au milieu des ténèbres, la plus humble veilleuse brille comme un phare (Emile Gaboriau)

Nébuleuse de l'étoile flamboyante IC405-FlamingStar © Simon-Pierre Gorza

Il s’agit de la nébuleuse de l’étoile flamboyante. L’étoile la plus brillante au centre (AE Aurigae) est à peine perceptible à l’oeil nu mais il s’agit en réalité d’une étoile très brillante qui illumine toute la nébuleuse sur la photo (Simon-Pierre Gorza).

Univers-île

Il vaut mieux voir les choses de loin. Au coeur du tourbillon, on ne peut mesurer l’étendue de la tempête (Michelle Guérin)

Galaxie Andromede depuis Genval 10.2018 © Pierre-Simon Gorza

La galaxie d’Andromède est la seule visible à l’œil nu depuis l’hémisphère nord sous un bon ciel. Cela en fait l’objet le plus lointain de l’Univers visible sans instrument. Depuis Rixensart, au minimum une paire de jumelles est nécessaire aujourd’hui pour pouvoir la distinguer du fond du ciel clair en raison de la pollution lumineuse (Simon-Pierre Gorza).

Nébuleuse de la Tête de cheval

Aucune matière ne peut être intelligible sans ombre et lumière. Ombre et lumière sont issues de la lumière (Leonardo Da Vinci)

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La nébuleuse de la tête de cheval est logée juste en dessous d’Alnitak dans la ceinture de la constellation d’Orion. C’est un nuage dense et froid de poussières et de gaz. Ce nuage au sein duquel des étoiles naissent forme une nébulosité sombre qui découpe sur le ciel rouge une silhouette au profil évocateur. La coloration rouge provient d’une nébuleuse en émission qui est un nuage de gaz d’hydrogène éclairé par la brillante étoile Sigma Orionis visible en haut au centre de la photo. Cette nébuleuse n’est pratiquement accessible qu’en photographie. La pollution lumineuse ne m’a malheureusement pas permis de mettre en évidence les subtiles variations de coloration dans les teintes rouges.
Simon-Pierre GORZA

Nébuleuse de l’Amérique du Nord

Rouge, rouge est la couleur de la passion, du désir, – Noire, noire est la nuit où les étoiles ne cessent d’écrire, – Nos vœux les plus secrets, les plus fous, – Je rêve que je puisse rêver encore et toujours (Benoit Albertini)

1002 Nouveau Monde America-NGC7000 Nébuleuse de l'Amérique du Nord 20170926 Genval © Simon-Pierre Gorza

Image du Golfe du Mexique de la nébuleuse de l’Amérique du nord. La couleur rouge vient de l’hydrogène qui compose la nébuleuse et les zones sombres sont sculptées par des nuages denses de poussières qui absorbent la lumière (Simon-Pierre Gorza).

Nébuleuse de la Rosette

Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c’est doux la nuit de regarder le ciel (Antoine de Saint-Exupéry)

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La nébuleuse de la Rosette, une des plus belles figures du ciel, est un énorme nuage d’hydrogène et de poussières d’environs 10000 fois la masse du soleil, au sein duquel des étoiles sont nées. Les étoiles du centre, issues de la nébuleuse, forment un amas. Leur lumière excite les atomes de la nébuleuse qui, à leur tour, réémettent la lumière que nous percevons.

Les Pléiades

Indéfiniment, le bleu s’évade. Ce n’est pas, à vrai dire, une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l’air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l’homme que dans les cieux (Jean-Michel Maulpoix)

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L’image de ces étoiles est le fruit de la passion pour l’astrophotographie. Elle représente plus de trois heures de poses sous les instruments de Simon-Pierre Gorza et de moi-même soit au total plus de six heures de poses dans la nuit glaciale, prises cumulées et assemblées par les talents de ‘traitement d’image stellaires’ de Simon-Pierre. Le froid et le gel favorisent la clarté du ciel, malheureusement  fort ‘pollué’ ici par l’éclairage urbain très mal géré.

‘Les Pléiades’ sont un amas d’étoiles distant de 440 années lumières (environ). Une ‘année lumière’ est la distance que parcourt la lumière en un an terrestre, à la vitesse d’environ 300.000 Km/seconde. Nous voyons ces étoiles comme elles étaient voici 440 ans. Les voiles de poussière qui les enveloppent ne font pas partie de cet amas mais forment un nuage qui, par chance, le croise actuellement. Il y a beaucoup de poussière dans l’espace et parfois, en s’agglutinant sous les forces de gravité (ou aussi électrostatiques, pense-t-on) elle forme ce que l’on nomme des ‘pouponnières d’étoiles’. Ce ne sera pas le cas pour celles-ci.

L’amas des Pléiades est répertorié en de très anciens textes. Il est aussi nommé ‘M45’, selon le catalogue de Monsieur Messier, astronome du Roi Louis XV (il le surnommait le furet des comètes).

Philippe Van den Doorn

Sentier vicinal 52

Ces nuages de plomb, d’or, de cuivre, de fer, – Où l’ouragan, la trombe, et la foudre, et l’enfer, – Dorment avec de sourds murmures, – C’est Dieu qui les suspend en foule aux cieux profonds, – Comme un guerrier qui pend aux poutres des plafonds, – Ses retentissantes armures (Victor Hugo)

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