Les Pléiades

Indéfiniment, le bleu s’évade. Ce n’est pas, à vrai dire, une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l’air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l’homme que dans les cieux (Jean-Michel Maulpoix)

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L’image de ces étoiles est le fruit de la passion pour l’astrophotographie. Elle représente plus de trois heures de poses sous les instruments de Simon-Pierre Gorza et de moi-même soit au total plus de six heures de poses dans la nuit glaciale, prises cumulées et assemblées par les talents de ‘traitement d’image stellaires’ de Simon-Pierre. Le froid et le gel favorisent la clarté du ciel, malheureusement  fort ‘pollué’ ici par l’éclairage urbain très mal géré.

‘Les Pléiades’ sont un amas d’étoiles distant de 440 années lumières (environ). Une ‘année lumière’ est la distance que parcourt la lumière en un an terrestre, à la vitesse d’environ 300.000 Km/seconde. Nous voyons ces étoiles comme elles étaient voici 440 ans. Les voiles de poussière qui les enveloppent ne font pas partie de cet amas mais forment un nuage qui, par chance, le croise actuellement. Il y a beaucoup de poussière dans l’espace et parfois, en s’agglutinant sous les forces de gravité (ou aussi électrostatiques, pense-t-on) elle forme ce que l’on nomme des ‘pouponnières d’étoiles’. Ce ne sera pas le cas pour celles-ci.  

L’amas des Pléiades est répertorié en de très anciens textes. Il est aussi nommé ‘M45’, selon le catalogue de Monsieur Messier, astronome du Roi Louis XV (il le surnommait le furet des comètes).

Philippe Van den Doorn